Soulagée... oui, finalement, je vais bien rester un an. A tous ceux à qui j'ai infligé mes états d'âme sur le prolongement de mon séjour jusqu'en été 2007, voilà, c'est bon. Je vais faire des recherches, et travailler auprès de l'Asia Future Initiative (une NPO, non profit organization) faire 10h de secrétariat par semaine, ce qui me permettra de manger, dormir, laver mes vêtements, et avoir une connection internet (bref, le minimum syndical pour vivre...) sur Séoul. Pour info, à priori, ma chambre-boîte d'alumette sera à côté du bureau de l'Asia Future Initiative, qui se trouve près de Gangnam (je vous laisse deviner pourquoi ce coin me plait bien...), près du quartier français, etc. Pour ceux qui veulent venir me visiter, par contre, mon clapier à souris sera difficile à vous accueillir, mais je me chargerais de vous trouver les meilleurs plans à Séoul, donc venez venez... et ramenez café, chocolat...
Bref, samedi prochain, au matin, je dis bye bye Gwangju, et à nous deux Seoul!
Saturday, November 25, 2006
Wednesday, November 22, 2006
Niif niif niiif, aujourd'hui, Erwin le Philippin s'en va. Comment que je vais faire moi, pendant les conf chiantes, où nous avions pour habitude de nous lancer dans des joutes verbales (à défaut d'utiliser les poings... ha ha), très sauce conf de méthode à pipoland...
Et demain, c'est au tour de Madame Ha du Vietnam de partir, pour raisons familiales. ça va faire bizarre de ne plus voir ma voisine d'en face, écureuil fan de chataignes, premier individu qui à ma connaissance est déjà en pijama à 13h!
Bref, un avant goût des au revoir qui nous attendent à la fin de la semaine prochaine, où il sera temps pour moi de remonter à Séoul, faire mes démarches administratives (visa, carte de séjour), trouver un placard à balai où vivre (250 euros pour 7m2 avec SdB/toilettes compris, cuisine commune, connection internet, et machine à laver commune, nous frisons les standards parisiens), trouver un gagne pain (j'espère que le lycée français me prendra comme surveillante... même si le boulot ne m'enchante pas!), et... bien sûr, retrouver des bras accueillants à Seoul.
Alalalalala
Et demain, c'est au tour de Madame Ha du Vietnam de partir, pour raisons familiales. ça va faire bizarre de ne plus voir ma voisine d'en face, écureuil fan de chataignes, premier individu qui à ma connaissance est déjà en pijama à 13h!
Bref, un avant goût des au revoir qui nous attendent à la fin de la semaine prochaine, où il sera temps pour moi de remonter à Séoul, faire mes démarches administratives (visa, carte de séjour), trouver un placard à balai où vivre (250 euros pour 7m2 avec SdB/toilettes compris, cuisine commune, connection internet, et machine à laver commune, nous frisons les standards parisiens), trouver un gagne pain (j'espère que le lycée français me prendra comme surveillante... même si le boulot ne m'enchante pas!), et... bien sûr, retrouver des bras accueillants à Seoul.
Alalalalala
Sunday, November 19, 2006
Afin de fêter le depart de Erwin, le Philippin, qui nous quitte plus tôt que prévu pour cause de conférence dans son pays, nous avons organisé une petite fête dans le dortoir… Au menu, quelques spécialités locales de nos pays respectifs. Aux fourneaux : Ha du Vietnam, Erwin des Philippines, Lima d’Inde, et moi. Considérant la contrainte budgétaire, j’ai fait… des crêpes.
Après ce mini festin, nous avons poursuivi notre orgie de films. Cette fois, un film chinois, the banquet. Apparemment un film très récent (2006 ?). Tiré de Hamlet. Fable poétique sur la puissance du désir, et la responsabilité de chacun face à cette faible force... Mention spéciale pour les deux acteurs miam miam de l’histoire, Daniel Wu et Huang Xiaomoing… Très beaux costumes, jolis passages de danses et de combats volants, etc. Bref, un film à voir. La BO était aussi pas mal ma foi.
Après ce mini festin, nous avons poursuivi notre orgie de films. Cette fois, un film chinois, the banquet. Apparemment un film très récent (2006 ?). Tiré de Hamlet. Fable poétique sur la puissance du désir, et la responsabilité de chacun face à cette faible force... Mention spéciale pour les deux acteurs miam miam de l’histoire, Daniel Wu et Huang Xiaomoing… Très beaux costumes, jolis passages de danses et de combats volants, etc. Bref, un film à voir. La BO était aussi pas mal ma foi.
Saturday, November 18, 2006
Petite vilaine que je suis, j’ai oublié de vous donner les détails par le menu des événements des deux semaines précédentes…
Donc au sujet de mon séjour à Séoul…le trois novembre, c’était mon anniv… passé à Séoul.
Nous sommes montés à Séoul pour assister à une conférence dans une agence de communication, Cheil, rattachée à Samsung. Donc, première conf sur la campagne marketing de Anycall avec le rappeur coréen Eric, et l’acteur Kwan Sang Woo, deuxième conf (moins sexy, sans Eric et Kwan Sang Woo forcément) sur la stratégie de la marque Samsung. Dans l’ensemble, la majorité du workshop a râlé (ouiiii c’est du brain wash, de la propagande etc etc). La future étudiante à l’ESSEC a plutôt apprécié dans l’ensemble.
Dîner offert par un CEO de je ne sais plus quelle boîte, ami d’un des membres de l’Asia Future Initiative, la NPO qui a lancé l’idée de ce workshop.
Puis, direction Myong Dong pour un lèche vitrine intensif dans les printemps/galerie lafayette locaux. C’était mignon mais cher… Puis, premier pot dans le coin de Hongik university, mon coin préféré pour le moment à Séoul, bien bobo bien mignon. Le quartier latin de Séoul quoi. Nous sommes tombés par hasard sur le Aska bar, donc bon, comme c’était mon anniversaire, nous avons fait escale là.
Enfin, nous avons fini la soirée dans une auberge traditionnelle absolument chou. Malheureusement pas de photos pour illustrer le charme de cet endroit qui risque bien d’être mon QG pour l’hiver. Il faut y boire du makole. L’ambiance est à la fois chaleureuse et romantique à souhait. Les murs sont en argile, la déco est retro (traditionnelle coréenne), on s’assoit à même le sol sur des petits coussins en paille, c’est assez rustique et coquet. Merci donc aux amis de Woo Sang de nous avoir décroché cette petite merveille dans le quartier de l’université de Séoul…
Le lendemain, visite de la Ssamzie gallery. Pour la petite amatrice d’art contempo, ce fut un petit bonheur. Ssamzie gallery est bien sûr dépendante de la marque Ssamzie qui produit de la maroquinerie très mignonne (mais un poil chère). C’est à mi chemin entre une galerie et un centre d’art, et il y a aussi une résidence d’artistes (souvenirs souvenirs de mon ère pavillonnaire au Palais de Tokyo…). L’expo principale était consacrée à quelques grosses installations, dont ce piratage de données cryptées et parodiant the rules of dating (un des films que nous avons vu sous la couette nous protégeant contre les moustiques chez mes potes). L’expo principale tournait autour de l’usage de l’internet. Assez marrante, notamment cette fresque du monde de l’art en Corée avec toutes ces figurines d’artistes en avatars de minihompy de chez cyworld (le myspace coréen).
A midi, grillade de viande, puis direction ma piole, histoire de déposer mes affaires. Ça m’a fait plaisir de revenir à Hyewha, là où j’avais créché pendant quelques jours lors de mon terrain de recherche en mai. Le quartier est très jeune et sympa, le boulevard qui longe maronier park est connu pour ses nombreux festivals alternatifs de djeuns branchés. En tout cas, l’auberge était bien crassouille, mais j’avais bien prévenu mes potes que ce serait comme ça, donc pas de malentendu. Ensuite, nous sommes allés cramer en enfer, c’est-à-dire que nous sommes allés à Dongdaemun, paradis du shopping et enfer de ton portefeuille. J’ai craqué pour un petit sac à main, une paire de bottes et un bonnet (le même que celui que j’avais à Paris, sauf que comme j’avais oublié de le prendre en Corée et que l’hiver arrive à grand pas…). Une fois que le portefeuille était achevé, nous étions attendu par les amis de Lima, que Lima avait rencontré en Inde puisque ces messieurs coréens étaient venus étudier en Inde. C’est donc à cette occasion que je rencontrai Monsieur Timide, alias Hyun, ainsi que Blates et Charles (ils aiment utiliser leurs prénoms anglophones). Hyun a absolument tout pour lui, et nous nous sommes plus, donc… souris heureuse. La soirée à Insadong fut donc très très sympathique évidemment. Le lendemain, mon chéri a dû passer la journée à cuver sa cuite de la veille (pas de ma faute, il boit tout seul comme un grand…), nous sommes allés quand même faire une balade dans son quartier (apparemment le 7ème/16ème de Séoul, je suis tombée sur un minet, pour une fois) à Gangnam. Plutôt coquet, avec des restos sympas. Puis, Steve et une de ses amies séoulites nous traînèrent de nouveau à Dongdaemun, puis retour maison.
Mardi dernier, nous avons passé une journée dans un temple. En trois mots, ce fut sportif.
Nous sommes arrivés vers 14h au temple. Première surprise, il faut changer ses fringues contre un kimono digne du goulag nord-coréen. Je plaisante à peine. Etant de taille unique, vous imaginez à peu près à quoi je pouvais ressembler dans cet accoutrement. A un gros bébé avec des pampers trop grandes. Bref, après, jolie visite dans le temple. Nous avions bien de la chance, nous sommes en pleine période des « jolies feuilles d’automne », et je crois bien que c’est en Asie du Nord-Est que nous avons le plus bel automne au monde… Bref, les érables rougissaient totalement, et les gingko jaunissaient bien dans la montagne bien profonde dans laquelle nous étions. Bref, des taches vives de couleur partout. Très fauve.
A 15h30, une heure de prières à Bouddha. Bonjour les articulations. En matière de prière, les bouddhistes aiment accompagner le geste à la parole. Et c’est parti pour un assis debout assis debout (je vous passe les détails des diverses positions intermédiaires) le tout pendant une heure. Bref, ça ressemblait bien à la salutation au soleil en yoga.
A 17h, nous avons droit au dîner. Habituée aux horribles repas dégoûtants lors de mes retraites catholiques pour les préparations des communions et autres, je m’étais faite à l’idée que nous n’allons pas manger bien pendant deux repas. Erreur monumentale ! Ce fut un vrai délice. Les moines ont une bonne fourchette, même si ils ne mangent pas de viande. Très fin, très parfumé. Bref, même ceux qui n’aiment pas les légumes auraient aimé, parce que l’assaisonnement est vraiment réussi. Un cuisinier japonais d’ailleurs était en stage dans les cuisines, pour exporter ce savoir-faire au Japon dans les restaurants traditionnels de luxe. A 18h, les moines prient pour l’âme des animaux et des humains, à travers l’utilisation de percussions. Cela peut paraître étrange de commencer par prier pour l’âme des animaux, puis de s’occuper des humains. Les percussions étaient vraiment sublimes à entendre. Figurez vous que le rythme sonnait vraiment de façon « musicale », en chantant silasolfamifasollasilasofamifasolla… etc. Les percussions se faisaient écho, et se répondaient. Très touchant et très beau à entendre. Après ce « concert », rebelotte, une heure de prières, puis dodo à 21h. Le lendemain, réveil à… 3 heures du matin. 3h30, on recommence les prières. De 4h30 à 5h30, chamson (méditation). Là ce fut aïe aïe aïe… ça consiste à rester en position du lotus pendant une heure. La position du lotus, va pour cinq minutes. Pas une heure. Surtout que… le but du jeu est de se concentrer sur le « vrai moi », faire abstraction de l’environnement etc. Bon, vous faites comment pour se concentrer sur soi et faire abstraction de l’environnement quand vous avez : 1 une nana un peu mongolito parfois qui bougeait comme si elle était possédée par un démon du sommeil, 2 ya deux personnes au moins qui ronflent, 3 votre venventre affamé crie famine, 4 vous avez de grosses fourmis dans les pattes. Non, que dis-je, c’est plus grave, vous ne sentez plus du tout vos papattes. En gros, ya du y avoir 15 minutes de productives sur l’heure entière… Efforts à poursuivre, donc.
A 6h enfin petit déjeuner, alleluia ! Mais, à 7h, nous attendait une autre surprise. Ah, les temples en Corée, si beaux, si propres ? Ben oui, les fidèles qui viennent y passer la nuit nettoient les feuilles mortes pardi ! Bref, une heure à maudire les arbres, et à conjurer les feufeuilles mortes de bien vouloir rester sur les arbres le plus longtemps possible…
A 8h, pause thé en compagnie de notre moine attitré. J’avais oublié d’indiquer que le dit moine était plutôt pas mal du tout, bref, que les filles du workshop s’étaient transformées en sirènes devant son sourire radieux… Jeu de questions réponses sur la religion bouddhiste etc.
Ensuite, retour maison…
Donc au sujet de mon séjour à Séoul…le trois novembre, c’était mon anniv… passé à Séoul.
Nous sommes montés à Séoul pour assister à une conférence dans une agence de communication, Cheil, rattachée à Samsung. Donc, première conf sur la campagne marketing de Anycall avec le rappeur coréen Eric, et l’acteur Kwan Sang Woo, deuxième conf (moins sexy, sans Eric et Kwan Sang Woo forcément) sur la stratégie de la marque Samsung. Dans l’ensemble, la majorité du workshop a râlé (ouiiii c’est du brain wash, de la propagande etc etc). La future étudiante à l’ESSEC a plutôt apprécié dans l’ensemble.
Dîner offert par un CEO de je ne sais plus quelle boîte, ami d’un des membres de l’Asia Future Initiative, la NPO qui a lancé l’idée de ce workshop.
Puis, direction Myong Dong pour un lèche vitrine intensif dans les printemps/galerie lafayette locaux. C’était mignon mais cher… Puis, premier pot dans le coin de Hongik university, mon coin préféré pour le moment à Séoul, bien bobo bien mignon. Le quartier latin de Séoul quoi. Nous sommes tombés par hasard sur le Aska bar, donc bon, comme c’était mon anniversaire, nous avons fait escale là.
Enfin, nous avons fini la soirée dans une auberge traditionnelle absolument chou. Malheureusement pas de photos pour illustrer le charme de cet endroit qui risque bien d’être mon QG pour l’hiver. Il faut y boire du makole. L’ambiance est à la fois chaleureuse et romantique à souhait. Les murs sont en argile, la déco est retro (traditionnelle coréenne), on s’assoit à même le sol sur des petits coussins en paille, c’est assez rustique et coquet. Merci donc aux amis de Woo Sang de nous avoir décroché cette petite merveille dans le quartier de l’université de Séoul…
Le lendemain, visite de la Ssamzie gallery. Pour la petite amatrice d’art contempo, ce fut un petit bonheur. Ssamzie gallery est bien sûr dépendante de la marque Ssamzie qui produit de la maroquinerie très mignonne (mais un poil chère). C’est à mi chemin entre une galerie et un centre d’art, et il y a aussi une résidence d’artistes (souvenirs souvenirs de mon ère pavillonnaire au Palais de Tokyo…). L’expo principale était consacrée à quelques grosses installations, dont ce piratage de données cryptées et parodiant the rules of dating (un des films que nous avons vu sous la couette nous protégeant contre les moustiques chez mes potes). L’expo principale tournait autour de l’usage de l’internet. Assez marrante, notamment cette fresque du monde de l’art en Corée avec toutes ces figurines d’artistes en avatars de minihompy de chez cyworld (le myspace coréen).
A midi, grillade de viande, puis direction ma piole, histoire de déposer mes affaires. Ça m’a fait plaisir de revenir à Hyewha, là où j’avais créché pendant quelques jours lors de mon terrain de recherche en mai. Le quartier est très jeune et sympa, le boulevard qui longe maronier park est connu pour ses nombreux festivals alternatifs de djeuns branchés. En tout cas, l’auberge était bien crassouille, mais j’avais bien prévenu mes potes que ce serait comme ça, donc pas de malentendu. Ensuite, nous sommes allés cramer en enfer, c’est-à-dire que nous sommes allés à Dongdaemun, paradis du shopping et enfer de ton portefeuille. J’ai craqué pour un petit sac à main, une paire de bottes et un bonnet (le même que celui que j’avais à Paris, sauf que comme j’avais oublié de le prendre en Corée et que l’hiver arrive à grand pas…). Une fois que le portefeuille était achevé, nous étions attendu par les amis de Lima, que Lima avait rencontré en Inde puisque ces messieurs coréens étaient venus étudier en Inde. C’est donc à cette occasion que je rencontrai Monsieur Timide, alias Hyun, ainsi que Blates et Charles (ils aiment utiliser leurs prénoms anglophones). Hyun a absolument tout pour lui, et nous nous sommes plus, donc… souris heureuse. La soirée à Insadong fut donc très très sympathique évidemment. Le lendemain, mon chéri a dû passer la journée à cuver sa cuite de la veille (pas de ma faute, il boit tout seul comme un grand…), nous sommes allés quand même faire une balade dans son quartier (apparemment le 7ème/16ème de Séoul, je suis tombée sur un minet, pour une fois) à Gangnam. Plutôt coquet, avec des restos sympas. Puis, Steve et une de ses amies séoulites nous traînèrent de nouveau à Dongdaemun, puis retour maison.
Mardi dernier, nous avons passé une journée dans un temple. En trois mots, ce fut sportif.
Nous sommes arrivés vers 14h au temple. Première surprise, il faut changer ses fringues contre un kimono digne du goulag nord-coréen. Je plaisante à peine. Etant de taille unique, vous imaginez à peu près à quoi je pouvais ressembler dans cet accoutrement. A un gros bébé avec des pampers trop grandes. Bref, après, jolie visite dans le temple. Nous avions bien de la chance, nous sommes en pleine période des « jolies feuilles d’automne », et je crois bien que c’est en Asie du Nord-Est que nous avons le plus bel automne au monde… Bref, les érables rougissaient totalement, et les gingko jaunissaient bien dans la montagne bien profonde dans laquelle nous étions. Bref, des taches vives de couleur partout. Très fauve.
A 15h30, une heure de prières à Bouddha. Bonjour les articulations. En matière de prière, les bouddhistes aiment accompagner le geste à la parole. Et c’est parti pour un assis debout assis debout (je vous passe les détails des diverses positions intermédiaires) le tout pendant une heure. Bref, ça ressemblait bien à la salutation au soleil en yoga.
A 17h, nous avons droit au dîner. Habituée aux horribles repas dégoûtants lors de mes retraites catholiques pour les préparations des communions et autres, je m’étais faite à l’idée que nous n’allons pas manger bien pendant deux repas. Erreur monumentale ! Ce fut un vrai délice. Les moines ont une bonne fourchette, même si ils ne mangent pas de viande. Très fin, très parfumé. Bref, même ceux qui n’aiment pas les légumes auraient aimé, parce que l’assaisonnement est vraiment réussi. Un cuisinier japonais d’ailleurs était en stage dans les cuisines, pour exporter ce savoir-faire au Japon dans les restaurants traditionnels de luxe. A 18h, les moines prient pour l’âme des animaux et des humains, à travers l’utilisation de percussions. Cela peut paraître étrange de commencer par prier pour l’âme des animaux, puis de s’occuper des humains. Les percussions étaient vraiment sublimes à entendre. Figurez vous que le rythme sonnait vraiment de façon « musicale », en chantant silasolfamifasollasilasofamifasolla… etc. Les percussions se faisaient écho, et se répondaient. Très touchant et très beau à entendre. Après ce « concert », rebelotte, une heure de prières, puis dodo à 21h. Le lendemain, réveil à… 3 heures du matin. 3h30, on recommence les prières. De 4h30 à 5h30, chamson (méditation). Là ce fut aïe aïe aïe… ça consiste à rester en position du lotus pendant une heure. La position du lotus, va pour cinq minutes. Pas une heure. Surtout que… le but du jeu est de se concentrer sur le « vrai moi », faire abstraction de l’environnement etc. Bon, vous faites comment pour se concentrer sur soi et faire abstraction de l’environnement quand vous avez : 1 une nana un peu mongolito parfois qui bougeait comme si elle était possédée par un démon du sommeil, 2 ya deux personnes au moins qui ronflent, 3 votre venventre affamé crie famine, 4 vous avez de grosses fourmis dans les pattes. Non, que dis-je, c’est plus grave, vous ne sentez plus du tout vos papattes. En gros, ya du y avoir 15 minutes de productives sur l’heure entière… Efforts à poursuivre, donc.
A 6h enfin petit déjeuner, alleluia ! Mais, à 7h, nous attendait une autre surprise. Ah, les temples en Corée, si beaux, si propres ? Ben oui, les fidèles qui viennent y passer la nuit nettoient les feuilles mortes pardi ! Bref, une heure à maudire les arbres, et à conjurer les feufeuilles mortes de bien vouloir rester sur les arbres le plus longtemps possible…
A 8h, pause thé en compagnie de notre moine attitré. J’avais oublié d’indiquer que le dit moine était plutôt pas mal du tout, bref, que les filles du workshop s’étaient transformées en sirènes devant son sourire radieux… Jeu de questions réponses sur la religion bouddhiste etc.
Ensuite, retour maison…
Thursday, November 16, 2006
Peu de nouveautés, ai eu pas mal de choses à écrire ces derniers temps pour le workshop et pour mon networking personnel, donc pour ceux qui veulent avoir accès à mes derniers écrits, écrits sous la motivation de la thune (concours donnant accès à des pépèttes, ultra nécessaire ces derniers temps...), allez voir dans www.asiafellow.net, rubrique essays. Vous tomberez sur mon papier "abécédaire sur la Corée". Pour ceux qui avaient lu mon blog msn il y a quelques mois, il y a forcément quelques redites, menfin...
bises tout plein de la souris de retour de méditation... (je vous raconterais plus tard)
bises tout plein de la souris de retour de méditation... (je vous raconterais plus tard)
Sunday, November 12, 2006
Three guys back from the barber shop. Ben oui, pour 10 dollars chacun, nos pioupious se sont fait tous beaux. C'est qui qui les a accompagnés? Ben, oui, quoi, moi aussi, aurais prochainement besoin d'une bonne coupe de tifs. Et pi c'est une bonne occase pour bouquiner gratuitement les Elle locaux qui coûtent bonbon ici...
Oui, le pauvre Wang (by the way, mon répétiteur en Coréen, non, je ne choisis pas le plus moche...) a eu droit à 20 minutes de sarcasme hilare de ma part. Normal, avec ses barrettes, il était si mignonne...
Oui, le pauvre Wang (by the way, mon répétiteur en Coréen, non, je ne choisis pas le plus moche...) a eu droit à 20 minutes de sarcasme hilare de ma part. Normal, avec ses barrettes, il était si mignonne...
Tuesday, November 07, 2006
Thursday, November 02, 2006
Monday, October 30, 2006
Regardez bien ces photos, ce sont les deux seules photos avec moi en version sérieuse de tout mon séjour à Gwangju... Première photo, je souris un peu, normal, j'ai un pote journaliste qui fait le zouave derrière avec la caméra. Deuxième photo: je suis effondrée. Normal, cet Indien est une pourriture de la recherche qui ne sait que citer wikipedia et mein Kampf dans son paper, qui est la pire m.... qui soit tombée dans mes oreilles!

Thursday, October 26, 2006
Ouiiii, j'ai reçu mes cartes de visite, donc je vais bien travailler à l'Institute for Communication Arts and Technology, à l'Université de Hallym...
donc le retour en France devrait être prévu pour la fin de l'été 2007...
là, en plein dans l'Asia Culture Forum, very very busy... j'interviens demain!
cheers
donc le retour en France devrait être prévu pour la fin de l'été 2007...
là, en plein dans l'Asia Culture Forum, very very busy... j'interviens demain!
cheers
Sunday, October 22, 2006
Voilà, avec une semaine de retard, des explications sur le WE dernier…
La semaine dernière, se tenait le fameux festival du film de Busan : le Pusan International Film Festival. Evidemment, on ne pouvait pas louper un truc pareil… donc… nous (Hanna, Juhan, Steve, Ming, Ha, Shizuka et moi) y sommes allés. Voyage épique en car. Nous entrons dans le car. Une odeur âcre de kimchi et d’ail attaque mes narines. Le car est rempli à ras bord de ménagères, de mamans accompagnées de leurs enfants, de militaires. Bref, ça piaille de partout. Je me retrouve au fond du car, coincée entre Hanna et un militaire, deux individus de grande taille, donc plutôt sandwichée en fait. Moi qui pensait dormir… parce que la veille, on avait fait raisonnablement la bringue… eh bien raté, parce que je me suis retrouvée derrière un bébé brailleur, criant de tous ses poumons « omoniiiii omoniiii » (mamannn maaaaamaaaannn) pendant tout le voyage. Disons que j’ai failli finir dinguo.
Arrivés à Pusan, nous nous sommes précipités dans un resto, des grillades de porc en guise de breakfast. Puis, direction… la playa !!!!
Parce que c’est en bord de mer que se passent les festivités, les projections, les soirées, et tout événement. La mer. Que ça faisait du bien de retrouver la mer, le sable, et les vagues, et un temps magnifique propice à la bronzette. Depuis, je crois, l’Afrique, que ma peau n’avait pas vu la mer !
Bref, nous nous sommes baladés longuement sur la croisette coréenne, longuement consultés sur les films à voir –que nous n’avons pas vu, faute de places… Le soir, après un court intermède manger, nous sommes allés à l’assaut des soirées tapis rouge. Première soirée, la soirée « restless night », la soirée française sous haut patronage de l’Ambassade de France, Chanel et le magazine Première. L’occasion pour moi de voir en chair et en os l’acteur coréen de mes rêves, le fameux Lee Byung Hun, canonissime, lors de sa remise de décoration « Chevalier de l’ordre des arts et des lettres ». Il parle, enfin, a appris le Français à l’université, donc, un bon point… Très belle voix, très beau costume, délicatement ouverte la chemise, donc souris en loukoum dégoulinant. Comment ça se fait que la clim ne marchait pas à cette soirée. Aussi vu l’acteur qui joue le jeune boxeur dans le bon film Crying fist. Pas mal.
Ensuite, soirée « lutte contre la libéralisation du marché du cinéma coréen imposée par les Américains. Quelques personnalités du monde du cinéma étaient présentes (le directeur du PIFF, des acteurs etc).
Nous avons fini la soirée dans un resto au bord de la mer, à s’empiffrer de fruits de mer et de poisson cru (enfin, moi), arrosés de soju par Kim brother. Retour dans la chambre : 4 heures du matin.Ah, petite mise au point sur la « chambre » afin d’éviter certains cris et interrogations. Il se trouve bien sûr qu’en période de festival, tous les hôtels sont pris d’assaut : les de luxe par les stars, les guest house par les Américains routards aux cheveux gras, donc à part dormir dans un sauna –et dormir dans une chaleur étouffante, bonsoir- donc, il nous restait plus que les « motels ». Appelés pudiquement motels, en fait, il s’agit plutôt de love hotel. Enfin, je vous rassure, nous avons bien séparé les garçons et les filles, donc les bébés aux yeux bridés c’est pas pour tout de suite. En tout cas, le décor était bien kitsch, avec une belle vue sur la baie et la plage. Donc, pour 20 dollars la nuit, fallait pas trop se plaindre !
Le lendemain, nous avons essayé sans succès de voir quelques films. Du coup, nous sommes allés se balader au bord de la mer, puis au marché au poisson de Pusan, enfin, le marché du faux à Pusan, avant de nous rentrer sagement vers Gwangju. Encore une fois, assez épique. Deux mamies juste derrière mes oreilles en train de pialler de retour d’un mariage, avec Hanna grognant à leur attention « ça suffit les piplettes ! »
Voili…
Après, la semaine a été assez chargée, nous avons eu quelques excellentes conférences –pour une fois- lors de nos topical lectures qui tombent pile à l’heure de la digestion malheureusement…
- Une conférence sur le e government par Myung Jae Moon. Quelque chose qui pourrait intéresser Capu, qui a un peu travaillé dessus pour son mémoire. En tout cas, ce fut troublant, il ressemblait un peu à mon futur ex
- Une conférence de Chul Heo sur la représentation des Asian Americans dans le cinéma, puis sur la question des quotas dans le cinéma coréen. Evidemment je fus toute ouïe. Ça tombait pile dans mes préoccupations.
- Une conférence de Eunyi Kim (la femme de MJM), sur les stéréotypes sur les Asiatiques aux US
- Une conférence de Larissa Hjorth sur les mobiles et leurs girlies customisation.
Samedi, consacré au… dodo, siesteDimanche : ménage, work. Ben oui, la conf, c’est la semaine prochaine, faut s’y mettre !
Sinon, cette semaine, nous avons trouvé une nouvelle addiction : les projections privées de films dans le dorm des garçons. Nous faisons une orgie de films coréens…
Et je me suis mise aux échanges inter linguistiques de langue avec le petit Chinois. Comme il est plutôt doué en Coréen. Echange cours de mandarin et coréen contre conversation en Anglais et Japonais, c’est plutôt équitable, non ?
Voili pour aujourd’hui, je cours me coucher !
La semaine dernière, se tenait le fameux festival du film de Busan : le Pusan International Film Festival. Evidemment, on ne pouvait pas louper un truc pareil… donc… nous (Hanna, Juhan, Steve, Ming, Ha, Shizuka et moi) y sommes allés. Voyage épique en car. Nous entrons dans le car. Une odeur âcre de kimchi et d’ail attaque mes narines. Le car est rempli à ras bord de ménagères, de mamans accompagnées de leurs enfants, de militaires. Bref, ça piaille de partout. Je me retrouve au fond du car, coincée entre Hanna et un militaire, deux individus de grande taille, donc plutôt sandwichée en fait. Moi qui pensait dormir… parce que la veille, on avait fait raisonnablement la bringue… eh bien raté, parce que je me suis retrouvée derrière un bébé brailleur, criant de tous ses poumons « omoniiiii omoniiii » (mamannn maaaaamaaaannn) pendant tout le voyage. Disons que j’ai failli finir dinguo.
Arrivés à Pusan, nous nous sommes précipités dans un resto, des grillades de porc en guise de breakfast. Puis, direction… la playa !!!!
Parce que c’est en bord de mer que se passent les festivités, les projections, les soirées, et tout événement. La mer. Que ça faisait du bien de retrouver la mer, le sable, et les vagues, et un temps magnifique propice à la bronzette. Depuis, je crois, l’Afrique, que ma peau n’avait pas vu la mer !
Bref, nous nous sommes baladés longuement sur la croisette coréenne, longuement consultés sur les films à voir –que nous n’avons pas vu, faute de places… Le soir, après un court intermède manger, nous sommes allés à l’assaut des soirées tapis rouge. Première soirée, la soirée « restless night », la soirée française sous haut patronage de l’Ambassade de France, Chanel et le magazine Première. L’occasion pour moi de voir en chair et en os l’acteur coréen de mes rêves, le fameux Lee Byung Hun, canonissime, lors de sa remise de décoration « Chevalier de l’ordre des arts et des lettres ». Il parle, enfin, a appris le Français à l’université, donc, un bon point… Très belle voix, très beau costume, délicatement ouverte la chemise, donc souris en loukoum dégoulinant. Comment ça se fait que la clim ne marchait pas à cette soirée. Aussi vu l’acteur qui joue le jeune boxeur dans le bon film Crying fist. Pas mal.
Ensuite, soirée « lutte contre la libéralisation du marché du cinéma coréen imposée par les Américains. Quelques personnalités du monde du cinéma étaient présentes (le directeur du PIFF, des acteurs etc).
Nous avons fini la soirée dans un resto au bord de la mer, à s’empiffrer de fruits de mer et de poisson cru (enfin, moi), arrosés de soju par Kim brother. Retour dans la chambre : 4 heures du matin.Ah, petite mise au point sur la « chambre » afin d’éviter certains cris et interrogations. Il se trouve bien sûr qu’en période de festival, tous les hôtels sont pris d’assaut : les de luxe par les stars, les guest house par les Américains routards aux cheveux gras, donc à part dormir dans un sauna –et dormir dans une chaleur étouffante, bonsoir- donc, il nous restait plus que les « motels ». Appelés pudiquement motels, en fait, il s’agit plutôt de love hotel. Enfin, je vous rassure, nous avons bien séparé les garçons et les filles, donc les bébés aux yeux bridés c’est pas pour tout de suite. En tout cas, le décor était bien kitsch, avec une belle vue sur la baie et la plage. Donc, pour 20 dollars la nuit, fallait pas trop se plaindre !
Le lendemain, nous avons essayé sans succès de voir quelques films. Du coup, nous sommes allés se balader au bord de la mer, puis au marché au poisson de Pusan, enfin, le marché du faux à Pusan, avant de nous rentrer sagement vers Gwangju. Encore une fois, assez épique. Deux mamies juste derrière mes oreilles en train de pialler de retour d’un mariage, avec Hanna grognant à leur attention « ça suffit les piplettes ! »
Voili…
Après, la semaine a été assez chargée, nous avons eu quelques excellentes conférences –pour une fois- lors de nos topical lectures qui tombent pile à l’heure de la digestion malheureusement…
- Une conférence sur le e government par Myung Jae Moon. Quelque chose qui pourrait intéresser Capu, qui a un peu travaillé dessus pour son mémoire. En tout cas, ce fut troublant, il ressemblait un peu à mon futur ex
- Une conférence de Chul Heo sur la représentation des Asian Americans dans le cinéma, puis sur la question des quotas dans le cinéma coréen. Evidemment je fus toute ouïe. Ça tombait pile dans mes préoccupations.
- Une conférence de Eunyi Kim (la femme de MJM), sur les stéréotypes sur les Asiatiques aux US
- Une conférence de Larissa Hjorth sur les mobiles et leurs girlies customisation.
Samedi, consacré au… dodo, siesteDimanche : ménage, work. Ben oui, la conf, c’est la semaine prochaine, faut s’y mettre !
Sinon, cette semaine, nous avons trouvé une nouvelle addiction : les projections privées de films dans le dorm des garçons. Nous faisons une orgie de films coréens…
Et je me suis mise aux échanges inter linguistiques de langue avec le petit Chinois. Comme il est plutôt doué en Coréen. Echange cours de mandarin et coréen contre conversation en Anglais et Japonais, c’est plutôt équitable, non ?
Voili pour aujourd’hui, je cours me coucher !
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