Saturday, February 24, 2007

Nerfs en pelotte/Nervous crack down

Grrr, un samedi, et au bureau à remplir/reformater des fichiers excel pour le boulot. La joie.
Quelques photos débiles de mon environnement de travail. (mon espace dans l'open space et un gros plan sur mes adorables cahiers. Il faut rendre tendre un monde -excelisé- de brutes)

Grr; I'm still at the office though it's Saturday. Formatting excel files. Damned.
Here are some stupid pics of my desktop at the office and some views on my cutie Korean stationary. Just a rosy cute note in a world of brutes.


Thursday, February 22, 2007

A world without strangers (French version below)

On my way back to koshiwon, I came across one of these bags from a Giordano store (Giordano is a Hong Kongese brand, kind of the local Asian Gap, when it comes to marketing and packaging. Their commercial campaigns are so yummy. Starring Chang Dong Gun or Kwan Sang Woo. One of their jeans –skinny cut- suits me perfectly. Damned so tempting. I am looking forward to buying it, maybe, if I go to HK in April…)
Their slogan: a world without strangers.
I cannot help but feeling so weird, disturbed by their motto. The cosmopolitan that I’m supposed to be should shout houra and applaud. Referring to a post Europeanist perspective when frontiers would not exist anymore and so on. That also means shelving an important issue: how much Asian states are attached to the concept of sovereignty. Even though there would be cohesion at a grass-root level (a feeling of togetherness/belonging/shared beliefs, according to the in-depth interviews I’m currently reading for my article...), politicians seem to be deeply entrenched in their respective State-sovereignty approach.
The Asian Political Community to be –if wished- would then be a bottom-up process contrary to what happened in Europe (top-down process). Hence the interest of current pop culture flows (he he, sounds like my PhD-to-be thesis…) in the building of an epistemic community (a community of meaning, to make things clear, less verbiose. My comrades from European studies seminar would certainly recognize there the fourth chapter of our seminar on political and budgetary policies in the EU, by S. Collignon. Hehe. So Courtesy S. Collignon 2004 for the idea), which would support the possible birth of an Asian public opinion. However, following these few political flights of fancy, I cannot help but sticking these thoughts to the Korean context –like, actually, the Japanese context- i.e. particularly homogeneous context, just starting to face multicultural issues. In this case, wouldn’t this mention to a world without strangers a latent desire to leave the Korean society as it is, a care about cultural preservation, yet obsolete in this globalized world, on which Korea capitalises though…

Creatives and marketing directors should then learn to churn out less polemical commercial slogans.

This slogan was thus my visual slap of the day (I spent my whole day struggling with in-depth interviews, and confronting these with excel data. My eyes did not really like it…). Also made me recall and think about who I am here. Am I still a foreigner? I’m not that sure. Somehow, I start to fit in the landscape. Looks in the subway seems less inquisitive, more tender, sometimes (or did my paranoia fade water down?). Some people ask their way in the neighbourhood, sometimes. It usually ends up with my ‘murrayoo’ (dunno) and an embarrassed smile, but somehow it makes my day.

Giordano, a world without strangers

Je rentrais du bureau quand un de ces sacs de la marque Giordano m'est passé sous le nez (Giordano, une marque de Hong Kong, le Gap asiatique quand on regarde le marketing, et le packaging. Leurs campagnes de pubs sont, comment dire, miam miam miam. Avec Chang Dong Gun ou Kwan Sang Woo. Un de leurs jeans me va à merveille. J'attends de voir si oui ou non je vais à HK le mois d'avril...).
Leur slogan: a world without strangers.
Je ne peux pas m'empêcher d'être dérangée par leur slogan. La cosmopolite que je suis devrait crier houra et applaudir? Le côté post européaniste où la frontière n'existerait plus etc etc. C'est oublier combien les nations asiatiques sont encore friandes de leurs souverainetés, et que quand bien même il y a cohésion au niveau des citoyens asiatiques (un sentiment d'appartenance, de valeurs communes, à ce que je lis dans mes enquêtes pour l'article...), les politiques restent bien retranchés dans leurs positionnement respectif. La future communauté politique asiatique -si on la souhaite- serait-elle alors un mouvement bottom-up (de la base vers les sommets étatiques) contrairement à ce qui s'est passé en Europe (top-down). D'où l'intérêt des courants de culture pop (tagadam, projet de ma thèse, héhé) dans la constitution d'un espace épistémique (une communauté de sens, pour rendre moins jardonneux, mes camarades européanistes s'ils me lisent reconnaitront ici le quatrième volet du cours de politique budgétaire et financière de l'UE by S. Collignon, héhé) appuyant la naissance éventuelle d'une opinion publique asiatique. Cependant, après ces quelques envolées politiques, je ne peux m'empêcher de revenir au contexte plus coréen, d'une société -comme au Japon- particulièrement homogène, et commençant tout juste à se confronter aux problématiques multiculturelles. Dans ce cas, ce monde sans étrangers ne serait-il pas un désir latent de laisser la société corénne telle qu'elle est, ce souci de préservation culturelle pourtant désuet dans le contexte de mondialisation qui pourtant bénéficie à la Corée...
Les créa' et directeurs de marketing devraient apprendre à pondre des slogans publicitaires moins polémiques.
Ce slogan a donc constitué ma gifle visuelle de la journée (il faut dire que passer une journée à dépouiller des entretiens et à les confronter à des données excel, mes yeux n'ont pas adoré). Me rappelant aussi et m'interrogeant aussi sur qui j'étais ici. Suis je toujours si étrangère? Je n'en suis pas si sure. Je dois commencer à quelque part à faire partie du paysage. Les regards dans le métro se font moins inquisiteurs, plus tendre même, parfois (ou est ce mon niveau de paranoia qui a baissé?). Certains dans le quartier me demandent même parfois leur chemin. Euh, ça se solde par un sourire gêné et un "murrayo" (chais pas). Mais ça fait plaisir à quelque part.

Translation: coming soon guys...

Tuesday, February 20, 2007

bloggi blogga

Il est des matins ou il est nettement preferable de rester planquee sous sa couette. Ce que j’aurais du faire. Un mail desespere de ma collegue pour finir en urgence la relecture de deux horreurs pour le bouquin des Fellows du programme ACA auquel je participais. A la lecture des articles, j’avais des envies de meurtre envers ces fellows (deux d’entre eux) dont les articles etaient franchement nuls. Meme a un niveau maitrise on n’ecrirait pas des tas de conneries pareilles. Je vous epargne les jeremiades de blogman (l’article s’appelle pompeusement Autoethnography of a blog. Pfffff) et les incoherences de nunuche (pas d’intro, pas de problematique, pas de conclusion, et ca s’appelle une chercheuse…)
Quant a mon ordi il a decide de faire l intelligent aujourd hui. La batterie est morte aujourd hui. Privee de portable pendant deux jours le temps qu’on me livre une nouvelle. Heureusement face a l’adversite technologique j’ai evolue donc tout est dans mon disque dur externe…
Comme je me suis promis de rendre ce blog plus international voici la version anglaise en bas

Sometimes you’d better stay in bed… A desperate email from my colleague in the early morning made me finish the editing process of two absolutely horrible papers from the ACA fellows book. While I was reading the articles I sometimes wanted to kill them because of their bullshit articles. Even bad masters student would not write such bad stuff. Will spare you blogman’s moaning (hm hm the title of the article is autoethnography of a blog. Quite revealing about his ego…) and the irrelevance of bird-brained (no intro, no issue raised, no conclusion and she is supposed to be a researcher? Come on…)
My laptop’s battery died this morning, will have to survive two days before getting a new one. Hopefully everything’s in my external harddisk. Seems I have learnt something from the “my laptop died in Chuncheon” episode…

Monday, February 19, 2007

un peu d'économie...

Dans six mois je rentre en France, pour attaquer dans huit mois cours de gestion, finance et autres à l’ESSEC. Donc, bien sûr, je savoure ma parenthèse enchantée en Corée (quoique les trois prochaines semaines n’ont rien d’une sinécure, aie aie aie)
Ça ne m’empêche pas de porter un regard critique sur mon environnement, n’est-ce pas, comme vous avez pu le constater, en particulier le monde économique coréen.
Jusqu’il y a quelques semaines, j’avais cette fâcheuse habitude de penser en euros (1 euro = 1200 wons) et de trouver la vie vraiment pas chère ici. Des restos à 5000 wons, des chaussures pour 20000 wons, des fringues pas chères, un cagibi de 3m2 qui doit tourner autour des 150000 wons par mois (mais avec tout compris, sauf les légumes et les fruits) payé par mon boss (une Bac+5 en Corée, ça coûte pas cher en Corée, étais-je en train de penser…), un budget nourriture autour de 10 euros par semaine pour mes petit-déjeuner et diner, je me disais que je gérais plutôt bien… Je trouvais parfois que les produits d’hygiène (notamment les déos. Heureusement, dieu merci, ma sœur m’en a ramené de Paris, je ne ressemble pas à un sconse, hein) et les fruits coûtent la peau des fesses.
Sauf que, tout ceci devrait plutôt être repensé en PPA (parité de pouvoir d’achat). Voilà pourquoi j’ai toujours été une truffe en microéconomie et en macro économie. Jamais fichue d’utiliser les bons concepts au bon moment. Enfin, si maintenant, je vous expliquais que le SMIC en Corée ça n’existe pas, et qu’un serveur à Starbucks ou un vendeur dans un convenience store à Seoul ne touche que 3 dollars de l’heure, là, vous comprenez mieux pourquoi la vie est moins chère…
Quand j’explique aux Coréens qu’en France, il existe le SMIC (cad le salaire minimum, note à l’attention de mon lectorat américain, lol) , que certaines installations publiques comme la piscine sont vraiment pas chères, que nous ne manquons pas d’espaces verts (à ce titre, le Parc Monceau me manque bien ; héhé), que le métro y est moins stupide (à Séoul, marcher parfois 5-10 minutes pour une correspondance, ça me dépasse. Ceux qui se plaignent de la correspondance à Montparnasse risquent de se prendre une tatane), je fais quelques envieux. Mais, globalement, à Seoul, je n’ai pas trop de quoi me plaindre.
Bref, maintenant, je pense mon environnement économique en wons, et selon ma contrainte budgétaire (avec les deux peanuts qui se battent en duel au fond du portefeuille) et ça y est, tout ceci me semble tout de suite plus normal. Et mes trois semaines de boulot intensif devraient me tenir éloignée de toute tentation marchande… Enfin, normalement…

Une dernière pour la route qui n’a rien à voir avec ce post. Suite à mon cri « NY NY » envoyé par mail à tous les gens concernés par l’article en question (dont mon boss etc), j’ai enfin eu un signe de vie de mon maître de mémoire français, qui tiens donc, m’invite à sa table ronde pour un congrès à Paris fin septembre (plus de détails sur le site réseau Asie, un network de chercheurs sur l’Asie). Serait-il en train de regretter de ne pas m’avoir proposé de m’inscrire en thèse plus tôt ? Bien sûr, personnellement, j’aurais été la grande gagnante dans l’histoire, parce que voir toutes les opportunités de financement me passer sous le nez parce que je n’ai pas le statut de doctorante, c’est… énervant. M’enfin, pas grave, je pense que cette année passée en Corée aura été productive tant professionnellement qu’humainement, à ce stade. No regrets, même si Paris me manque un peu parfois, j’avoue.

a Itaewon

Les photos datent un peu (la faute à Euna qui est pas très rapide pour l'envoi/upload de photos... héhé). Il s'agit d'une soirée passée à Itaewon avec des amis de Euna. Itaewon c'est le quartier yankee de Seoul. Les amis de Euna sont tous des anglophones, donc profs d'anglais. Comme vous avez pu le constater, mes amis étrangers font tous pratiquement partie de la secte "le gang des profs d'anglais à Seoul", lol.



couloir du koshiwon

voilà à quoi ressemble un couloir de koshiwon (mon logement)
les chaussons attendant leurs maîtres avaient un côté un poil touchant. Bon, j'arrête les photos stupides... promis

des magasins à l'air libre

ils vendent de tout dans les rues coréennes. Ici, des bonbons et des gateaux, vers Sindorim où je bosse tous les samedis matin.


ajummas

j'oubliais les petites ajummas (vieilles femmes, ou tantes). Après les ajoshis de Jongmyo

métro séoulite

Photos depuis le métro seoulite
J'ai toujours quelques réticences à prendre des photos des gens sur le vif, mais je viens de comprendre que les gens en ont rien à faire d'être pris en photo dans le métro... en fait. Donc je m'y mettrais plus souvent

Première photo: juste la vue de Seoul la nuit, quand le métro ligne 4 traverse la rivière Hang et me livre vers Seoul rive gauche. Promis, j'en ferais une meilleure la prochaine fois

Deuxième photo: phénomène trop rare qui méritait tristement une photo (cf mon post coup de gueule en décembre). Des étrangers autre que moi dans le métro séoulite. Deux Africains et deux Philippins sur la même banquette du métro. Il faut dire que les Philippins sortent de leur coquille le dimanche pour aller à la messe en tagalog vers Hyewha.


les bras chargés de cadeaux

Pendant ces derniers jours, lunar new year oblige, j'ai vu je ne sais combien de sacs en papier surdimensionnés et de cartons contenant les cadeaux de Seol Nal.
Ici, deux soeurs en train de trimballer leurs 10 kilos de clémentines dans le métro.

Daehangno, affiches

Daehangno, c'est l'avenue où l'on trouve tous les théâtres et music halls de Seoul. Accessoirement, des restos, et des bars, très sympas.
EJ, une de mes cops, affirme y avoir vu Lee Byung Hun (voir posts et photos de Pusan) s'y balader. Depuis, la souris a les antennes en alerte. Mais rien vu, encore une fois...

Chais pas, ce mur était mignon, avec ses affiches.
Dois je justifier à chaque fois le pourquoi de la photo?

papaaa, achetes nous de la barbapapaaa

Je trouvais cette scène de famille trop mimi. Les enfants et la maman en hanbok réclamaient de la barbapapa à papa. ça méritait une photo.
Remarquez aussi à droite, la pub anycall avec l'actrice de my sassy girl (là j'ai la flemme de mettre la photo dans ma collection "ces acteurs vendus au grand capital)


Changgyeonggung




Changgyeonggung

Les espèces de stèle qui menent vers les escaliers sont les lieux où les notables se tenaient assis en attendant les ordres de sa majesté. Dans cette cour notamment que se tenaient les décision de justice.





Changgyeonggung





Changyeonggung

des vues d'un palais





Jongmyo suite


Jongmyo

quelques photos très touristes, depuis Jongmyo. Je trouve qu'en hiver les palais de Seoul et les temples sont plus tristounes qu'au printemps (j'avais déjà été ici l'année dernière pour Jongmyo Daije. Que je ne louperais pas cette année, cette fois!)





réunions de famille au palais

J'avais envie de capturer quelques moments d'authenticité coréenne (la souris, en mode reporter dans l'âme, haha) pendant les "vacances" de Seol Nal (lunar new year), ce qui explique pourquoi je m'étais dirigée vers Changgyeonggung (un palais), puisque mon indic (site internet visit Seoul) précisait que c'est là qu'on pouvait trouver des familles coréennes en train de profiter des vacances, et bingo!
je vous laisse apprécier les mines rieuses des petits Coréens jouant avec leurs parents. Durant ma phase prise de vue, les parents venaient même m'inviter à jouer, c'est dire, haha. Pour ceux qui trouvent que les tenues des enfants ici sont criardes, oui, c'est monnaie courante ici. Les filles au primaire s'habillent toutes en rose fuchsia ici. Il faudrait que j'arrive à chopper une photo un de ces quatre. Appréciez aussi les quelques petits mômes tout mimis dans leurs hanboks (vêtement traditionnel coréen).





ajoshis devant Jongmyo

Devant Jongmyo (un temple qui contient les tablettes des rois coréens).
Dimanche après midi, je cherchais l'entrée de Jongmyo, quand soudain je me retrouvais littéralement submergée par cette marée d'ajoshis (voc: homme marié, ou oncle, terme utilisé pour désigner les papets coréens), en train de passer de bons moments entre eux. Inutile de vous dire que je me suis sentie, euh, comment dire, un peu seule dans cette nuée de vieux messieurs en train de picoler et de jouer aux échecs. Certains s'essayaient même au noraebang (karaoke) dans la rue.




Saturday, February 17, 2007

New York New Yoooooork!

ça y est, le fatidique mail est tombé.
"Votre abstract et votre projet d'article m'ont intrigué et conviennent à la problématique de l'ouvrage. Vous êtes invitée à soumettre une version révisée avant le premier juillet 2007!"
Yihaaaaaaaaa. Pardonnez le cri du coeur, mais ça fait du bien. Merci le département cinema studies, New York University Press!!!
Donc, ma première véritable publication -un chapitre dans un ouvrage- pourrait donc bien faire une apparition à l'automne!!!
Motivant pour continuer à le retravailler selon les axes que l'éditeur m'indique (approfondir le côté relations internationales et critiquer davantage que je ne le fais la consommation de ces pauvres acteurs dans la société japonaise...)

Thursday, February 15, 2007

Madame Bovary du 21ème siècle a les yeux bridés

La consommation de séries télévisées au Japon par les ménagères
Il m’est venue une idée, en lisant…
Et si la ménagère japonaise qui regarde les séries télé coréennes, c’était la nouvelle Bovary du 21ème siècle. Ce côté, je m’échappe du réel et des contraintes du quotidien dans la consommation de biens dit culturels. La réalisation de soi dans le travail de l’imaginaire etc
Idée à creuser. Comment elle est venue ? En lisant l’imaginaire de Sartre. Mon papa spirituel m’inspire toujours autant de bonnes choses. Une bonne chose que j’aie oublié ce livre à Tokyo il y a trois ans et que je le récupère cette année…

Ha's back!

ça manquait un peu d'images, donc voici le retour illustré de Ha il y a deux semaines



vacances!

Quatre jours de repos bien mérités!
Demain, le bureau est fermé, et lundi férié...
Vive la nouvelle année lunaire, alias le nouvel an chinois.
C'est une fête familiale donc je vais plutôt zoner dans Seoul avec mes amis expats ou étrangers en essayant de mettre la main sur le plat du nouvel an a savoir la soupe avec du duk (pate de riz) dedans, somme toute comme au Japon.
Ce qui est chouette avec Lunar New Year, c'est que les patrons se montrent particulièrement généreux à cette période de l'année. Je vais pouvoir aller faire un tour à Shinseigan (department store) et à des librairies fnac locales (investir, au hasard, priorité numéro 1, dans un dictionnaire Korean-English...)
Voili voilou, sur ce, repos mérité après pagaille de cet article en projet sur la conso de programmes télévisés asiatiques en Asie...
bises de la souris

Monday, February 12, 2007

Normes coréennes (réflexions post shopping)

Dongdaemun il y a deux semaines. Je faisais frénétiquement des courses au temple du shopping (que dis-je, l’enfer du shopping), le soir après le taf (oui, les seules heures de fermetures, notez bien, c’est entre quatre heures et cinq heures du matin. Je soupçonne une entente illicite –voyez les vieux réflexes ronronnants de l’ex communautariste/européaniste qui étudiait assidûment son droit matériel et son droit de la concurrence- entre les marchands de Dongdaemun et les taxis séoulites, parce que le métro, lui, ne rouvre que vers cinq heures) parce que ma foi, après avoir passé une semaine à moins 10 (à tel point que nous ne sortions plus du bureau, mais que nous nous faisions livrer le déjeuner…) je m’étais lancée dans la recherche d’un manteau qui vaincrait le froid séoulite.
Le manteau, dieu merci, après deux heures de recherche intense, trouvé. Un truc mignon, en coupe tulipe. J’étais pas hyper fan de la coupe tulipe en jupe itou, mais là ça va. Les boutons de taille asymétrique aussi, c’est mignon. Ce manteau me ressemble… Son côté mimi
Bon, j’ai aussi acheté deux trois petites choses, minette comme je suis.
Mais, voilà donc quelques petites remarques deci delà.
Les vendeuses mériteraient quelques cours de vente !
Il est vrai qu’au Japon, le client est demeuré tellement roi qu’il étouffe parfois dans les galeries commerçantes japonaises, avec l’impression oppressante d’avoir une ventouse collée à ses trousses. Ici, en Corée, on est bien loin de ça… c’est limite si vous ne dérangez pas la vendeuse, qui préfère papoter avec ses collègues, voire même dîner dans les rayons avec d’autres collègues ! Quand la vendeuse japonaise se caractérise par sa délicatesse limite hypocrite, sa collègue coréenne nage dans la franchise bien rude : « Onni, too big ! ». Anéantis mes joggins matinaux qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige (si si, les Coréens ne connaissent pas les installations publiques sportives, alors je pratique l’unique sport démocratique qu’il soit, le jogging matinal). D’un autre côté, la cliente, du coup, elle est tentée d’aller voir si l’herbe est pas plus verte là bas. Bref, je l’ai bien compris, ma coréanisation nécessite encore quelques progrès. Si je dois passer à leur standard (taille 34 ?), le chemin de croix est encore bien long. Quoique, rien n’est impossible, la chance à la cuisine coréenne. Peu de tentation de sucré (et c’est vrai de vrai), beaucoup de légumes et de riz et de poisson. Zéro graisse quand c’est moi qui cuisine (essentiellement des soupes de légumes, du poisson, des algues et du riz. Et c’est miam). Mon corps a quasi adopté les règles gastronomiques coréennes (excepté le sundae et les abats, voir plus bas, autre post). Donc voilou. Enfin un régime alimentaire qui me va, me semble-t-il. Reste que, entre perdre quelques kilos histoire de pouvoir assouvir quelques envies de shopping légitime (quelle minette cette souris) et me référer à certains regards aimants appréciant le « glamour français », je ne sais pas trop à quoi me fier. Laissons la nature faire les choses. Même si je dois admettre que, coréanisation oblige, je deviens de plus en plus consciente de mon image, bref, vigilante au moindre détail parce que je sais que je suis jugée ici pour mon apparence (triste réalité sociale en Corée. Si tu veux être respecté en Corée, sape toi classe), et je supporte de moins en moins bien le gras sous toutes ses formes. C’est terrible à admettre et à écrire, mais j’en viens à avoir un regard coréen sur ces corps à la Botero. Une nouvelle forme de xénophobie, j’imagine, dans ce pays où règne la chirurgie esthétique, où le dernier film qui a explosé au box office porte sur l’histoire d’une chanteuse qui se fait liposucer 40 kilos pour devenir célèbre (ce que je trouve terrible dans la presse coréenne, c’est ces disclaimers : attention, l’actrice a été maquillée et déguisée pour avoir l’air obèse)

La chasse aux conférences est ouverte !

En gros, c’est la saison. C’est pas que je paresse, loin de là. Mais mon flirt intense avec excel me pousse parfois à faire des pauses internet, histoire de décrocher un peu.
D’où les découvertes du mois/
Cultural typhoon lance son appel d’offres pour cette année. Cultural typhoon, c’est une conf de cultural studies au Japon. Organisation très « hippie » pour citer mon boss. Ça se passe à Nagoya cette année fin juin, et je vais réfléchir à un papier. Au pire, on revend l’éternel et même (eh oui, j’ai compris comment ça marche la recherche. Serait-ce excel qui me rend si cynique/ludide…). Sinon, on va réfléchir avec Hanna et Larissa pour trouver une idée de panel. Le tourisme universitaire, ça vous donne des ailes, m’enfin, bon, c’est le bout positif de l’iceberg de la vie de chercheur, je dirais (soupir soupir, excel et les analyses quanti m’ont tuée).
La très sérieuse revue Theory, Culture, Society (encore des cul’ stu, cultural studies) à laquelle nous n’étions même pas abonnés à Sc Po (quelle honte), organise une méga conf sur les new medias. Il y a un volet culture pop, donc une niche pour moi. Mi juillet à Tokyo. Autant, Cultural Typhoon, c’est de l’ordre de l’accessible (je connais une partie des organisateurs, ça aide. Ça me permettra aussi de guérir mon ego meurtri par le prof de Waseda qui ne m’accorda que 15 minutes d’entretien, pour les recherches de mémoire, qui se retrouve invité par mon maitre de mémoire à Sc po en mars, un poil grâce à moi, donc intérêt à considérer mon article avec indulgence !), la conf de TCS, là, ça devient plus béton armé. M’enfin, on va tenter… L’audace de la souris comme dirait mon ancienne cheffe à l’Ambassade ! Si ça marche, ça me permettra de peaufiner deux semaines de terrain de recherche au Japon. Certes, pendant la période des pluies (sic) mais bon…
Taiwan (Asia and the Other) ne répond toujours pas. J’ai décidé de ne pas faire un ulcère à attendre la réponse. Idem pour la publication éventuelle à NYU. Leçon de ma vie quotidienne en Corée depuis l’admission même au workshop : savoir attendre (même au point de faire des pustules) et les choses viennent d’elles même. Je dois avouer que partir deux/trois jours à Taiwan, l’idée me botte vraiment, les stands de cuisine dans la rue, et puis toutes ces images vues dans les films taiwanais (Millenium mambo and the likes),z les ruelles colorées, tout ça chante devant mes yeux…
Enfin, qui veux partir à Copenhague avec moi fin août ? Malik (copain de promo lilloise) m’a rassurée sur la vie quotidienne là-bas, le campus itou. J’aimerais y passer une petite semaine, en comptant les trois jours de conf organisée par NAJAKS (le département Japanese studies et Korean studies de l’université de Copenhague). Pour l’ex chargée de mission Esprit Design France 2003 (in Tokyo Designer’s Week, Tokyo Designer’s Block), aller au Danemark, c’est… magique. Bon, il y a aussi les petits Danois. Ça me fera un sacré choc culturel au retour de voir tous ces blondinets après un an en Asie… Pour NAJAKS, l’article sur les Coréens dans la pub japonaise, ils valident. Reste à voir si mes finances valident, et si mon boss est prêt à m’aider un peu sur ce coup là, disons une participation aux frais (avion). Préparer un argumentaire, si si. Numéro 1 : les petits Danois (nooooon vilaine, mauvais argument). Numéro 1 : soyons sage, porter haut les couleurs du labo et de la fac de mon boss, étendre son network au Danemark etc etc. Vous voyez, je peux être convaincante quand je le veux bien !
Sur ce, neurones fatigués de la souris, au dodo,
Bien des bises !

Sunday, February 11, 2007

Une souris rare sur le web ces derniers temps ? Effectivement…

Depuis mon retour du Japon j’ai passé quelques semaines un peu chargées niveau boulot. Un gros article à boucler (Representing the Hatred/Beloved Other: Taming and Institutionalisation process of the Otherness in commercials and entertainment programmes, the Japanese and Korean case). C’est fait. Il faut dire que mon chef était particulièrement present au bureau ces derniers temps avant son depart en vacances aux States. Tous les jours au bureau, arrivée à la fatidique heure où point l’envie d’une grosse sieste (pas besoin de dessin…) contre une fois par semaine habituellement. Ça rigole pas. Surtout qu’au bureau, les entrées et sorties se multiplient à cause de la mise en place d’un projet en Irak (création d’une bibliothèque pour enfant, peace-building project). Apparemment, au printemps, il va y avoir du mouvement côté départ en Irak. Ça joue à plouf plouf pour savoir qui va aller en mission. C’est clair que c’est déjà moins glam que la Thaïlande, le Vietnam ou les Philippines… Rassurez vous, je ne fais pas officiellement partie du staff de Asia’s Future Initiative, je ne fais que squatter leurs bureaux et leur budget alimentation… rien de plus, donc je ne fais pas partie du plouf plouf. Enfin, sagesse aidant, venant avec l’âge, je n’en sais pas plus sur ce projet, je trouve que jouer aux trois singes de Nikko (j’ai rien vu, j’ai rien entendu, j’ai rien dit) ça a du bon parfois.
Une fois que article bouclé, je m’étais dit, allez, un coup de vacances ?? Bon, bien sûr mon chef me laissait un mois pour préparer un article d’une quinzaine de pages sur la politisation des échanges culturels entre le Japon et la Corée du Sud d’un point de vue relations internationales, qui fleurait bon mon mémoire. Il se trouve qu’il s’agissait de préparer son intervention à Sc po en mars. Le malin… Bref, ça ne devait pas trop me tuer à la tache, juste me forcer à faire un tour à Chuncheon, prendre un ou deux bouquins.
Sauf que… pendant ce temps là, ma collègue Hanna s’est tout d’un coup retrouvée croulant sous le taf (la punition pour n’être pas venue bien souvent à nos merveilleux –ironie- cours de Bus’ Com’ le matin, bref, tout simplement, de ne pas avoir expérimenté ce qu’est le matin, à Gwangju ?). Voilà que notre chef lui laisse la relecture des manuscrits des fellows (dont le douloureux article sur « autoethnography of a blog », ou en gros le type analyse son propre blog. Me Me Me Miiii Miii Miiii. Voyez, quoi) ainsi que nos merveilleux –ironie- chefs d’œuvres. Plus la rédaction d’une intro. Ainsi que –oh joie oh bonheur- la relecture des données et la rédaction de l’article sur notre merveilleux –ironie- team project sur l’importation des programmes télévisés en Asie. J’avais trouvé étrange que chef ne me laisse pas sur la rédaction du dit article, puisque ça ressemblait pas mal à mes intérêts pour un éventuel doctorat (si Dieu le veut, si j’en ai le temps et l’envie), mais bon. Sur ce, Hanna, suffocant sous la charge de travail, m’a gentiment délégué une bonne partie de l’article. Sauf que, ce que je ne savais pas, c’est que nos charmantes données statistiques ne sont pas du tout du tout harmonisées selon les mêmes unités. Le tout sous excel. Vous savez combien je déteste (enfin, ceux qui m’ont connue en stage en tout cas) excel. Bref, retour case départ, reformatage itou. Parce que sinon, impossible de faire de jolis camemberts ou de dégager de nettes tendances… Heureusement, pour la partie théorique (le remplissage), nous sommes bons, des tas d’articles sur la question (American imperialism in the medias, the preference for local programmes in post-colonial context et blablabla). M’enfin, toujours est-il qu’il v me falloir flirter avec excel pendant quelques jours, avant de me mettre à l’article. Damned. Gives me pimples.
Bref, je sors du chômage…

Dis moi donc ce que tu as dans ton assiette (et ferme les yeux, et ta bouche aussi tiens)

Jusque là, ma coréanisation se passait sans grands heurts. Le kimchi matin midi soir, ça va. De la routine. Sauf que…
Deux trois curiosités culinaires qui ont failli me faire défaillir.
Le sundae. En gros, du boudin noir en soupe. L’odeur ressemble à celle d’un chien sale par temps de pluie. Epouvantable. J’ai fait l’erreur d’en prendre une fois au resto U, je ne recommence plus. Sauf que le big boss (au dessus de mon chef) adore ça. Donc, quand il lui vient à l’esprit de venir déjeuner avec nous, c’est souvent sundae. La fête. Heureusement, dans ce resto, ils servent un espèce de ragoût de bœuf, ce qui sauve mon estomac. Mais quand je pense (et sens) ce qui se passe dans les assiettes d’à côté… Bref, j’ai mis un veto sur le sundae et sur les nabe (cocottes) de tripes (ça non plus…).
Le poisson. J’adore ça, d’habitude. Je pensais adorer ça en soupe. La soupe arrive. Oui, la soupe est bonne, mais non, tes baguettes n’avaient pas fait de séance de spéléologie dans la soupe. Parce qu’on peut tomber sur des trucs formidables. Un truc qui aurait pu être du champignon. Sauf que non. A ma collègue, d’un ton confiant : « c’est quoi ? Du champignon ?? ». Ma collègue, d’un air gêné : « non, non ». Sur ce, désigne son ventre, et dessine des zigouigoui dessus. Ah, les intestins du poisson. Bon, ça va si ça n’est qu’une pelote. Sauf que quand la dite soupe est composée pour moitié d’intestins de poissons, vous commencez vraiment à vous poser des questions sur l’anatomie du poisson.
Et quand mes amies coréennes me disent : la cuisine chinoise, c’est encore pire, ils mangent vrèèèèment de tout. Je ne veux vraiment pas imaginer.
Curiosité locale : il paraît que les Coréennes, quand elles tombent enceintes, au lieu d’avoir des envies subites de fraises ou que sais-je comme par chez nous, ont des envies de sundae. Miam miam bien sûr.

Friday, February 02, 2007

j'aime google!

Petit billet futile, mais pas tant que ça...
Je viens de faire une découverte qui va changer la vie de la pitit' chercheuse en herbe que je suis... Donc, primo, j'ai enfin compris l'existence de google scholar, qui permet notamment de ne pas perdre de temps dans les dédales du net quand on fait des recherches d'articles, ça c'est bien. Mais surtout, c'est... la possibilité de lire des livres on line! Enfin, je parle bien sûr de ces livres qui vous décrochent la machoire en moins de deux, mais pas aussi épais que le Gaffiot (NDLR pour les incultes: le Gaffiot est un terrible dictionnaire Latin-Français que j'ai beaucoup imprimé sur mes joues en prépa). Bref, ce qui me rend toute joyeuse, c'est que ça va sensiblement limiter mes déplacements à Chuncheon-perdue-dans-les-montagnes, surtout que ce mois ci on se le gèle déjà suffisamment à Seoul, alors je ne veux pas imaginer "dans-les-montagnes" ce que ça donnne... Bref, me restera plus qu'à emprunter les revues et puis basta... Bref, plus de prétexte pour jouer aux chômeuses. Ceci dit, comme j'ai enfin bouclé la phase 1 de mon article... suis plutôt contente et soulagée...
J'espère que ce petit billet pourra servir à d'autres technosaures comme moi, s'ils existent (heu, au moins mes parents. A part eux??)
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